Une école tenue par les Capucins de Morgon vient d'être fermée par ordre du préfet dans le Gers : c'est une conséquence logique de la campagne médiatique menée depuis des mois, au prétexte de l'affaire de Bétharram, contre l'enseignement catholique. Par un opportun hasard de calendrier, dans le même temps, le grand-père du petit Émile, catholique « intégriste » « d'extrême-droite », était mis en cause avec des membres de sa famille dans la mort de son petit-fils ; les médias rappellent avec gourmandise ses liens passés avec le village d'enfants de Riaumont, qui semble avoir été le lieu de nombreux faits graves, notamment d'abus sexuels. Il n'en faut pas plus pour que nos journalistes martèlent dans la tête des auditeurs moyens que familles et écoles catholiques sont décidément des lieux dangereux pour les enfants, et qu'il faut remédier rapidement à ce problème en suivant l'exemple du préfet du Gers.
Ces chers médias ont l'amalgame très sélectif : lorsque Jack Lang a été mis en cause dans l'affaire Epstein, aucun d'eux n'a fait remarquer qu'ils avaient en commun d'être de confession juive et n'a fait un quelconque lien entre celle-ci et la pédophilie. De même, alors que les journalistes s'acharnent sur le Premier ministre François Bayrou car sa femme faisait le catéchisme à Bétharram et qu'il y avait ses enfants, aucun ne reproche quoi que ce soit à un certain Daniel Cohn-Bendit qui peut continuer à pérorer dans les médias malgré ses déclarations pédophiles dont les vidéos sont visibles sur internet ; là encore, seuls de mauvais esprits feront le rapprochement avec son appartenance à la communauté israélite et certains passages pour le moins scabreux du Talmud. Pareillement, lorsqu'un militant de la France Insoumise et activiste LGBT est arrêté en Loire-Atlantique comme organisateur de véritables orgies pédophiles, aucun de ces mêmes grands médias ne met en cause l'ensemble de LFI ou des milieux LGBT, alors que pourtant ces derniers commencent à avoir un certain palmarès de pédocriminels mis en cause. Ou encore, quand des francs-maçons ont été arrêtés pour avoir organisé, via leurs loges, un véritable réseau de tueurs à gages, aucun grand média ne s'en est pris aux sociétés secrètes et n'a réclamé plus de transparence aux hautes instances de la franc-maçonnerie. Et nous pourrions continuer longtemps...
Cela n'est pas nouveau : quand un prêtre catholique est assassiné, c'est un fait divers ; lorsqu'un rabbin est agressé, ou seulement insulté, c'est une affaire d'État. Lorsqu'une tombe juive est vandalisée, on peut être certain que tous les politiciens vont défiler pour condamner cet acte ; lorsque des tombes catholiques sont profanées, comme dernièrement celles de Jean-Marie Le Pen, Robert Brasillach, Charles Maurras et Maurice Barrès par la vermine antifasciste, on attend encore les réactions indignées et les mesures prises par notre « droitier » ministre de l’Intérieur contre les groupes violents d'extrême-gauche. Il est vrai que celui-ci est très occupé par les congrès sionistes et son combat contre le port du voile.
La droite « nationale » officielle est aussi trop occupée pour s'intéresser aux catholiques. Jordan Bardella, Marion Maréchal, Louis Aliot, étaient dernièrement en Terre sainte : non pas pour se recueillir sur le tombeau du Christ, mais au Yad Vashem. Dans la merveilleuse compagnie des Meyer Habib et Klarsfeld, agresseurs et bourreaux revendiqués de nationalistes, ils ont communié dans l'admiration béate de l'entité sioniste, leur ratonneur par procuration. Évidemment, aucun de ces grands défenseurs de la civilisation « judéo-chrétienne » n'est allé faire une visite de courtoisie chez les chrétiens de Cisjordanie chassés de leurs terres par les colons israéliens, ou chez les moines de Jérusalem qui subissent quotidiennement les insultes et les crachats des juifs de la Ville sainte, ou encore chez les chrétiens libanais victimes des bombardements de Tsahal. Inutile de leur parler des enfants de Gaza abattus froidement par les tireurs d'élite sionistes, ils payent pour nos racailles de banlieues. Donc, effectivement, excusons-les, ils ont autre chose à faire que de s'occuper des catholiques français.
Pour notre part, le Mouvement National-Catholique adresse son soutien à la communauté des Capucins de Morgon et exige la réouverture immédiate de leur école du Gers, victime uniquement de ne pas être républicaine et laïque. S'il demande que justice soit faite pour les auteurs d'abus sexuels, même prêtres ou religieux, le Mouvement National-Catholique appelle les médias à ne pas faire d'amalgame déplacé, car, à ce jeu, comme nous l'avons démontré, bien d'autres pourraient en pâtir. Cela fait de trop nombreuses années que les catholiques sont traités comme des citoyens de seconde zone : nous avons construit ce pays, nous n'avons pas à baisser la tête. Quant aux journalistes et politiciens si prompts au deux poids deux mesures, qu'ils prennent bien garde : notre patience a des limites.
Quentin Douté - Secrétaire général du Mouvement National-Catholique
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